Que sont-ils devenus ? Le basketteur Michel Perrin
Durant deux périodes de trois ans, Michel Perrin a porté les couleurs du COB.
Comment êtes-vous venu au basket ?
Chez moi c'est une histoire de famille. Mon père était président de club à Audierne et mon frère Guy, joueur. Alors j'ai suivi, mais en parallèle j'ai continué à pratiquer le judo et le foot. Ce n'est qu'à 17 ans, bac en poche, que je m'y suis mis à fond. Un choix qui s'est avéré judicieux puisque j'ai été sélectionné en équipes de France universitaire, militaire pendant mon service au bataillon de Joinville et aussi A'.
Vous avez fait six ans au COB ?
Passé par Brest, je suis arrivé au COB à 20 ans. C'était l'époque des Lejeune, Gobsinski, Houron et mon frère Guy. J'y suis resté trois ans avec une montée en pro B à la clé. Je suis alors parti en pro A à Lorient avec Jacky Quinio où j'ai disputé la coupe d'Europe, puis à Montpellier. Quand mon frère Guy est devenu entraîneur du COB, je suis revenu pour un nouveau bail de trois ans et une nouvelle montée en pro B. Je suis alors retourné à Montpellier comme entraîneur joueur. Un tournant dans ma carrière
Quelle a été votre carrière d'entraîneur ?
Alain Gilles, l'entraîneur de Lyon, m'a fait venir avec lui comme adjoint en pro A. Puis j'ai pris les rênes de Saint-Etienne où je suis resté six saisons. Ensuite deux années en Suisse où j'ai disputé l'Euro Ligue, puis Salon-de-Provence, Orléans (pro B). Et depuis 3 ans, je suis à la tête du club de Saint-Chamond en Nationale 1. Un club qui m'a permis de reprendre en complément mon métier de prof d'EPS.
Que pensez-vous du basket d'aujourd'hui ?
À l'image de la société, il a changé. Il y a autour davantage d'argent et de médiatisation. Ce qui fait que les joueurs n'ont plus de racines club. Ils sont devenus globe-trotters. Ils pensent avant tout à gérer leur carrière. Quand ça ne va pas, ils partent évitant ainsi de se remettre en question. Mais le basket reste un sport que j'adore. Ma passion est intacte...
Ouest-France